Créole sainte-lucien

Histoire

L’histoire des Sainte-Luciens (...)

Histoire

L’histoire des Sainte-Luciens est liée à celle de l’orpaillage. Le premier cycle de l’or (1855-1945) voit affluer à Saint-Laurent-du-Maroni des populations en provenance de la Caraïbe. Les Barbadiens, les Dominicains, les Guadeloupéens, les Guyaniens, les Martiniquais, les Saint-Luciens,… la Caraïbe s’était donnée rendez-vous à Saint-Laurent[1].

Le groupe socioculturel Sainte-Lucien est donc parmi les plus anciens de Guyane. En 1855, est découvert par Félix Couy le premier site aurifère sur un affluent de l’Approuague. Des tonnes d’or sont extraites de la rivière Inini, un affluent du Haut-Maroni, dans le sud-ouest du pays. C’est le début d’une ruée vers l’or qui durera jusqu’à la Seconde Guerre mondiale et qui amènera de nombreux émigrants provenant essentiellement des Antilles. C’est ainsi que les premiers migrants sainte-luciens arrivent dès la seconde moitié du 19ème siècle.

Ils se concentrèrent en pleine forêt, l’activité principale étant la recherche d’or sur des placers. D’ailleurs, ces différents mouvements migratoires sont à l’origine de la création des communes telles que Saint-Elie et Saül.

Vers les années 1970, il y eut une grande affluence d’immigration sainte-lucienne arrivant avec l’espoir de faire  fortune. Bon nombre d’entre eux vont rejoindre les villes de Cayenne, Kourou et Saint-Laurent et se tourneront vers le bâtiment ou encore l’agriculture.

Les trois quarts des immigrés saint-luciens se sont installés en Guyane avant 1980.

Entre 1990 et 1999 on recense plus de départs que d’arrivées ; les effectifs de natifs de Sainte-Lucie ont donc diminué de 17 % au cours de cette période. Ceci explique la moyenne d’âge élevée de ces immigrés : 56 ans en 1999. Près de six natifs de Sainte-Lucie sur dix ont acquis la nationalité française. De 27 % en 1974, ils sont passés à 3 % en 1999[2].  

Actuellement la population de Saint-luciens guyanais est vieillissante[3]. Entre 1990 et 1999 on recense plus de départs que d’arrivées ; les effectifs des natifs  de Sainte-Lucie ont donc diminué de 17% au cours de cette période. Ceci explique la moyenne d’âge élevée de ces immigrés : 56 ans en 1999. Près de six natifs de Sainte-Lucie sur dix ont acquis la nationalité française. Neuf Saint-Luciens sur dix vivent dans l’île de Cayenne. Le vieillissement des personnes arrivées en nombre important pendant les années 80 et la politique d’immigration, plus restrictive dans les années 90, expliquent ce phénomène.

Langues

D’un point de vue linguistique, (...)

Langues

D’un point de vue linguistique, on estime que 75% des Saint-Luciens parlent le créole comme langue maternelle. Appelé Kweyol ou Patwa, il est à base lexicale française et se rapproche beaucoup du créole martiniquais : la syntaxe emprunte aux langues d’Afrique de l’Ouest, tandis que la majorité des termes sont issus du français. L’île compterait 2500 francophones environ.

Il existe beaucoup de ressemblances entre le créole saint-lucien et le créole martiniquais, en raison notamment de l’immigration martiniquaise.

Lexique

Découvrez quelques mots de cette langue...

Lexique

Découvrez quelques mots de cette langue...

Centre de préférences de confidentialité

Obligatoires

Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site, par exemple pour enregistrer vos préférences sur la politique de gestion de vos données personnelles.

gdpr

Mesure d'audience

Ces cookies sont déposés par nos prestataires nous permettent de mesurer l'audience et d'analyser les circuits de navigation.

_ga, _gat, _gid