Chinois hakka cantonais

Histoire

Le nom Hakka[1] vient de la prononciation (...)

Histoire

Le nom Hakka[1] vient de la prononciation cantonaise du mot mandarin kejia (« les hôtes »), nom qu’on donnait aux gens du Nord pour les distinguer des Bendi ou autochtones. On les appelait aussi parfois lairen qui signifie « ceux qui sont venus ».

Les Chinois du Nord émigrèrent en Chine méridionale, particulièrement dans les provinces de Guangdong et Fujian, sous la dynastie des Song du Sud (1127-1279), quand la Chine du Nord fut envahie par des peuples venus d’Asie centrale. S’étant fixés en Chine méridionale dans leurs propres communautés, les Hakka ne s’assimilèrent jamais totalement.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, lorsque les conditions de vie en Chine méridionale devinrent très mauvaises et que la terre se fit rare, des querelles agraires opposèrent souvent les Hakka aux Bendi. La révolte des Taiping (1850-1864) est issue de ces conflits locaux. Bien que les Bendi aient fini par rejoindre les rangs des insurgés, les dirigeants Taiping étaient en majeure partie d’origine hakka.

Après cette révolte, les Hakka eurent encore maille à partir avec leurs voisins et c’est pourquoi beaucoup d’entre eux émigrèrent. Sur les sept millions de hakkas chinois recensés dans le monde, ils seraient deux millions à vivre en dehors de leurs frontières. Aujourd’hui, ils sont dispersés à Taiwan, en Thaïlande, à Sabah (Bornéo-Septentrional), à Sarawak, à la Jamaïque, en Guyane.

Les Chinois sont arrivés à partir de la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Ce sont des Chinois originaires de Taiwan, de Singapour, de Hong-Kong, du Vietnam et de la Chine continentale[2]. L’histoire de l’immigration chinoise en Guyane débute en 1817 au sortir de l’occupation portugaise. Pour redynamiser et repeupler la colonie, les administrateurs conseillent au ministre de faire venir 200 chinois afin de développer la culture du thé. Malheureusement, l’expédition chargée de les recruter sera un échec, et quand le navire accoste le 9 Août 1820 à l’ilet le Père, ils ne sont que 27 chinois à descendre du bateau.

Les difficultés pour les engager furent telles qu’il fallut aller jusqu’aux Philippines pour les trouver. Ils sont relégués dans une habitation isolée près des marais de Kaw avec peu de vivres et pour mission de remettre l’exploitation en état de fonctionnement. Le résultat ne se fait pas attendre est au bout d’un an, ils ne sont plus que 4 à être en état de travailler (10 décès, et les autres infirmes ou blessés). Par effet de rapprochements familiaux, la population chinoise en Guyane a vite augmenté. Elle s’est ensuite spécialisée dans le commerce alimentaire et la restauration. Nombreux sont ceux qui ont choisi des épouses parmi les femmes créoles.

L’autre population chinoise de Guyane est originaire de Wenzhou (province du Zheijang) et plus précisément de Qingtian.

Cette deuxième vague de migrants ne tardera pas à s’implanter durablement dans le département. Les Chinois du Zheijang développeront la plupart des bazars, ou des petits commerces dans l’habillement ou les chaussures.

D’après l’Insee, le nombre de Chinois en Guyane dépassait les 1200 en 2009, soit plus de 1,5% de la population étrangère du département. Sans compter ces milliers de migrants qui ont, depuis près de deux siècles, acquis la nationalité française au fil du temps[3].

Langues

Le concept linguistique chinois (...)

Langues

Le concept linguistique chinois sépare fondamentalement l’écrit de l’oral[1].

La Chine de langue han se réparti en deux catégories :

– le centre-nord et l’ouest qui parlent des langues du groupe « parlers du Nord » et possèdent des dialectes assez proches du chinois mandarin.

– le sud-est (à partir de la région de Shanghai) avec des langues dont la structure et les usages de vocabulaire sont parfois assez différents. Par  exemples de manière non exhaustive : cantonais (yue), min (fujian, taiwan), wu (shanghai), hakka.

En Chine il y a des langues et des dialectes, que les langues en question ne s’écrivent pas mais ce n’est pas une impossibilité linguistique plutôt une convention, une pratique admise par tous les Chinois.

Leur langue a des points communs à la fois avec le cantonais, langue des gens de la province de Guangdong, et le mandarin, parlé dans une grande partie de la Chine du Nord et de la Chine centrale ; beaucoup des sons fondamentaux de la langue hakka forment un trait d’union entre les deux dialectes.

Le Hakka (Kejia)

Le Cantonais (Yue)

Environ 30 millions, parlé par les Hakkas en diverses provinces du sud de la Chine continentale, à Taïwan, et en divers endroits de l’Asie du sud.

 

Environ 66 millions, parlé au Guangdong, en la Région autonome du Guangxi, Hong Kong, Macao, des parties du sud-est asiatique et par la diaspora chinoise qui a des ancêtres au Guangdong.

Le terme « Hakka » lui-même signifie « familles d’accueil », et de nombreux Hakka se considèrent comme des descendants des réfugiés de la période Song du nord de la Chine, bien que des preuves génétiques et linguistiques attestent de leur origine locale.

Envisagé par les linguistes, le « Cantonais » comprend tous les dialectes Yue, tels le Taishanais, bien que le terme soit aussi utilisé pour le cantonais standard du Guangzhou et Hong Kong.

La langue hakka a gardé de nombreuses caractéristiques du chinois médiéval qui ont été perdues au nord.

 

Elle utilise les finales nasales telles -m -n -ŋ et les finales occlusives -p -t -k, gardant quatre catégories de tons, et ayant scindé les tons ping et ru, totalisant donc six tons. Certains dialectes du hakka ont 7 tons, suite à la distinction du ton qu. Une des caractéristiques de la phonologie hakka est que les initiales sonores du chinois médiéval sont transformées en initiales aspirées muettes.

Certains dialectes Yue ont des jeux de tons imbriqués par rapport à d’autres langues—avec certaines variétés totalisant 9 ou 10 tons. Le Yue garde un ensemble complet de consonnes finales issues du chinois médiéval (p, t, k, m, n, ng).

 

Lexique

Découvrez quelques mots de cette langue...

Lexique

Découvrez quelques mots de cette langue...

  • -------------------------CHINOIS CANTONAIS-------------------------
  • Bonjour ! = Nǐ hǎo
  • C'est délicieux ! = Hào chī!
  • Combien ça coûte ? = Duōshǎo qián?
  • Comment appelez-vous cela ? = Nǐ zěnme chēnghu tā ?
  • J'ai chaud = Wǒ hǎo rè
  • J'ai froid = Wǒ hǎo Lěng
  • J'ai mal là = Wǒ zhèlǐ tòng
  • Je n'aime pas = Wǒ bù xǐhuān
  • J’ai faim = Wǒ èle
  • Je n'ai plus faim = Wǒ bu èle
  • J’ai soif = Wǒ kě
  • Je comprends = Wǒ míngbái
  • Je ne comprends pas = Wǒ bu míngbái
  • Je m'appelle ... = Wǒ de míngzì shì
  • Je vais bien merci ! = Wǒ hěn hǎo xièxiè!
  • Je voudrais acheter... = Wǒ xiǎng mǎi...
  • L'école = Xuéxiào
  • L'église = Jiàotáng
  • L'épicerie = Chāoshì
  • L'hôpital = Yīyuàn
  • La forêt = Sēnlín
  • La pharmacie = Yàodiàn
  • La Poste = Yóujú
  • La rivière = Hé
  • Le fleuve = Jiāng
  • Le musée = Bówùguǎn
  • Ma femme = Wǒ de lǎopó
  • Mon mari = Wǒ de lǎogōng
  • Ma fille  = Wǒ de nǚ'ér
  • Mon fils = Wǒ de érzi
  • Ma mère = Wǒ de mǔqīn
  • Mon père = Wǒ de fùqīn
  • Ma sœur = Wǒ de mèimei
  • Mon frère = Wǒ de xiōngdì
  • Où habitez-vous ? = Nǐ zhù zài nǎlǐ ?
  • Où se trouve la rue … s’il vous plait ? = Zhè tiáo lù zài nǎlǐ?
  • Où y aurait-il un restaurant ? = Cāntīng zài nǎlǐ?
  • Où sont les toilettes ? = Cèsuǒ zài nǎlǐ?
  • Oui = Shì de
  • Non = Bù
  • Pardon, excusez-moi ! = Duìbùqǐ, bù hǎoyìsi!
  • J'aime = Wǒ xǐhuān
  • Pourquoi ? = Wèishéme?
  • Pourriez-vous parler plus lentement ? = Nǐ kěbù kěyǐ jiǎng màn yīdiǎn?
  • Qu'est-ce que c'est ? = Zhège shì shénme?
  • Quand ? = Shénme shíhòu?
  • Quel est votre nom ? = Nǐ guìxìng ?
  • Quelle heure est-il ? = Xiànzài shì jǐ diǎnle ?
  • S’il vous plaît = Qǐng
  • Un ami = Yīgè péngyǒu
  • Une assiette = Yī pán
  • Une auberge = Jiǔdiàn
  • Un café  = Kāfēi
  • Un thé = Chá
  • Un carbet = Yī jiàn xiǎowū
  • Un hamac = Diàochuáng
  • Une chaise = Yǐzi
  • Une chambre = Yī jiàn Fángjiān
  • Un couteau = Yī bǎ dāo
  • Un sabre = Jūndāo
  • Une cuillère = Sháozi
  • Prendre le petit déjeuner = Chī zǎofàn
  • Une fourchette = Fànwéi
  • Une pirogue = Dú mùzhōu
  • Un piroguier = Chuánfū
  • Une serviette = Máojīn
  • Un verre d’eau = Yībēi shuǐ
  • Un vêtement = Yīfú
  • Une voiture = Qìchē
  • Un vélo = Zìxíngchē
  • 0 = Líng
  • 1 = Yī
  • 2 = Liǎng
  • 3 = Sān
  • 4 = Sì
  • 5 = Wǔ
  • 6 = Liù
  • 7 = Qī
  • 8 = Bā
  • 9 = Jiǔ
  • Merci = Xièxiè

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